La Limousine, vous connaissez ?

Le Massif Central est une terre vallonnée, faite de roches volcaniques et de grandes étendues d’herbes et de forêts. Un vrai paysage de légendes avec un grand nombre de forêts et de prairies.
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S’il est difficile de trouver des exploitations céréalières ou d’imaginer d’immenses champs de blés dans ces massifs accidentés, l’élevage a su parfaitement s’adapter et tirer le meilleur de cet environnement. Les troupeaux, aux pâturages de nombreux mois de l’année, broutent les jeunes pousses et préservent la biodiversité de ces écosystèmes. C’est grâce à des races comme la Limousine que ces paysages ont pu être valorisés, et surtout entretenus par l’homme.

Nous sommes allés rencontrer Stéphane, éleveur de Limousines, pour qu’il nous explique tout.

La Limousine est une race qui s’adapte particulièrement bien aux climats et paysages rudes qui composent le Massif Central. C’est pour cela qu’elle est la troisième race la plus présente en Auvergne-Rhône-Alpes. Ces vaches ne sont pas particulièrement dociles, comme l’avoue notre éleveur. « Mais cela fait partie de son charme » dit-il avec le sourire. Pour la reconnaître, rien de plus simple. Sa robe affiche une couleur « froment vif » (marron) tandis que son ventre, son mufle et ses auréoles autour de ses yeux sont plus claires. Sa hauteur au garrot va de 135cm à 145cm pour les femelles et de 140cm à 155cm pour les mâles. Côtés poids, les femelles affichent entre 650 et 950 kilos sur la balances, pour les mâles c’est entre 1 000 et 1 400 kilos. Son pelage est doux, comme « un gros chat », comme nous le dit Stéphane dans un éclat de rire.

Quand on lève la tête du troupeau, on retrouve les magnifiques vallons et reliefs typiques du massif central. Face à notre admiration, Stéphane nous apprend que seule l’herbe pousse ici. Les sols acides n’aident pas les céréales à bien pousser. Son troupeau profite de cet environnement pendant 8 mois dans l’année environ. Pour boire, les vaches profitent d’abreuvoirs ou des sources présentes en nombre dans cette région.

En décembre, lorsque l’herbe ne pousse plus, les vaches rentrent à l’étable et sont alors nourries de foins et de quelques céréales cultivées sur l’exploitation. C’est le « rôle de l’éleveur » précise Stéphane, que « les vaches aient tout ce dont elles ont besoin pour ne pas avoir de stress ou d’autres problèmes ». Pour lui, l’animal doit se sentir bien pour qu’il puisse « retransmettre ça au consommateur qui va manger de la viande ».

Entre passion de son métier et amour de ses animaux ; le tout dans des paysages magistraux, Stéphane a su nous transmettre toutes ses connaissances et son savoir-faire pour offrir de bons produits et des viandes de grande qualité aux amoureux de la viande.